Journée au viaduc de la Souleuvre

Se rendre au viaduc de la Souleuvre Que peut-on ressentir en se jetant dans le vide? Question bizarre née d'une recherche de sensations fortes ou d'une simple curiosité? Difficile à dire, mais c'est quelque chose qui m'a toujours intrigué. Je tiens cependant à ma peau, je préfère alors essayer avec un parachute ou un élastique :P.
J'avais déjà essayé le parapente pour connaître la sensation de liberté en plein air, mais c'est très différent : le plaisir est de rester en l'air tel un oiseau, défiant la gravité. La chute libre, c'est autre chose! Il faut accepter de tomber, et c'est la vitesse verticale qui compte.

Non loin de chez moi, au viaduc de la souleuvre, la très renommée société AJ Hackett propose dans un cadre exceptionnel un site dédié à ce type d'activités : le saut à l'élastique bien sûr, mais aussi une tyrolienne géante de 400m, et "le swing", une sorte de balançoire de 60m. Dans ses 6 sites à travers le monde, AJ Hackett propose 7 activités extrêmes différentes... de quoi insciter à des vacances thématiques :).

Saut à l'élastique - Swing
Photos et vidéos

Le saut à l'élastique

C'est l'activité phare du site. Avec sa passerelle à 61m de hauteur, les sensations sont garanties.

Très professionnelle, l'équipe de AJ Hackett fait tout pour nous mettre en confiance, et voir les autres sauter aide aussi, mais 61m, ça fait haut quand même, alors forcément, l'adrénaline monte. Du coup, la préparation qui pourrait sembler longue est en fait très utile : elle permet de faire le vide et d'arriver prêt au moment où on place ses pieds au bord de la nacelle.
Là, le poids de l'élastique nous tire un peu vers le bas, alors on regarde qu'il ne nous embarque pas, et on se cramponne. Avec l'aplomb, la hauteur est encore plus impressionnante ! A la 1ère photo, sourire me détend à peine que le décompte commence.

5...4...3...2...1...

Juste le temps de souffler pour faire le vide dans sa tête, pousser sur ses jambes (comme a bien insisté le préparateur), et hop, on saute!
C'est un peu tard, mais c'est là que je me suis dit "oh putain, je l'ai fait". On ne sent pas l'élastique et on prend rapidement de la vitesse. La surface de l'eau approche, et je sais que je vais avoir droit à un petit raffraichissement : pendant la préparation, on nous demande si on veut toucher l'eau, et comme j'ai dit oui... Finalement, seuls mes bras aurons pris un bain, le crâne n'aura fait que frôler la surface. On remonte alors presque aussi vite qu'on est arrivé, mais on se sent beaucoup plus détendu, le plus dur a été fait. Un peu d'abdos pour remonter la tête vers les pieds, un sourire à l'appareil photo et c'est fini. Il n'y a plus qu'à saisir la corde pour qu'on nous dépose dans un panier.

Au final, c'est plus long à raconter qu'à pratiquer :la chute dure quelques secondes, et à peine 2 minutes plus tard, on a à nouveau les pieds sur la terre ferme.

des jumeaux équipés pour le swing

Le swing

Passée l'épreuve du saut, la confiance est bien boostée. Aussi, lorsque le personnel est venu me proposer cette autre activité, je n'ai pas hésité. De loin, ça semble moins impressionnant : attachés à un cable tendu, on fait en fait un grand coup de balançoire. On peut le pratiquer à 1, 2 ou 3. Venu avec mon frère, ma soeur et une amie, il n'y aura que mon jumeau que j'aurai pourtant réussi à convaincre.
Même équipés, on voit bien que nous ne somme que faux jumeaux (enfin il triche un peu, il est sur une marche).

L'attrait du swing, c'est la vitesse atteinte lorsqu'on survol le sol au point le plus bas : 130 Km/h ! Si dans le principe cela fonctionne comme une balançoire, la taille (on est lâché à 57m de haut) et surtout le fait d'être attaché dans le dos (pour être allongés sur la trajectoire, histoire de se prendre pour superman), cette activité n'a rien à envier au saut à l'élastique.
Déjà, on n'a pas le choix (à moins de fermer les yeux) : on n'est obligé de voir le sol. A l'inverse de l'élastique, au moment où on approche du sol, c'est là qu'on arrive le plus vite. Enfin, le lâcher est différent. Ce n'est pas un saut :il faut tirer sur une manette qui nous décroche du système de traction. On a le droit à une petite chute libre le temps que le cable soit bien tendu, et on ne fait qu'accélérer jusqu'à arriver à 2m du sol.
Le premier retour est aussi un peu particulier : lorsque notre vitesse s'annule au changement de sens, on se sent flotter, juste avant de repartir "en arrière", à l'aveuglette.

Au final, c'est vraiment différent de l'élastique, peut-être même plus impressionnant.

Photos et Vidéos

La Souleuvre
le viaduc
bungymann
La Souleuvre
La Souleuvre
La Souleuvre
encouragements 00:25 Saut à l'élastique 02:14 promo & impressions 00:59 Swing 02:07 Sympa notre soeur... 00:17
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